heure du décès : 22 h 30
Il est celui qui longe les murs devant le nombre des passants. Celui dont on apperçoit l'ombre trop tard. Celui dont on ne parle qu'à demi-mot. Sous un tas de gravats il dort caché aux yeux du monde. Toujours d'un oeil.
Son manteau troué ne laisse passer que les gouttes de pluie. De ses mains abimées, il tente de réchauffer cet orteil à demi-gelé.
Jamais il ne parle, on ne lui répondrait pas. Il est sale et miteux.
Il n'a pas de nom, il n'en a plus.
On l'appelle l'autre, le clochard, le SDF, le miteux. L'homme ne le regarde pas quand tombe de ses mains le centime d'euros qu'il avait dans la poche.
Dans ses yeux, le vide des jours qui passent. Hiver, Eté, toujours à la même place.
En face de lui, la vie, boutique de mode, jeunes filles jupes courtes. Il n'a plus de désirs. Quelque instinct animal le fait saliver parfois.
Un fois, il a croisé un regard. Un comme lui. Il a montré les dents.
La descente aux enfer est terminée. Il a touché le fond. Il va céder aux morsures du froid. Plus rien même pas la terrible piquette qu'il boit pour se réchauffer ne le fera revenir.Son manteau troué ne laisse passer que les gouttes de pluie. De ses mains abimées, il tente de réchauffer cet orteil à demi-gelé.
Jamais il ne parle, on ne lui répondrait pas. Il est sale et miteux.
Il n'a pas de nom, il n'en a plus.
On l'appelle l'autre, le clochard, le SDF, le miteux. L'homme ne le regarde pas quand tombe de ses mains le centime d'euros qu'il avait dans la poche.
Dans ses yeux, le vide des jours qui passent. Hiver, Eté, toujours à la même place.
En face de lui, la vie, boutique de mode, jeunes filles jupes courtes. Il n'a plus de désirs. Quelque instinct animal le fait saliver parfois.
Un fois, il a croisé un regard. Un comme lui. Il a montré les dents.
26 décembre 2006. Heure du decès : 22 h 30.
Publicité